1) La sécurité routière

L'évolution au cours du temps

    Depuis de nombreuses années, les gouvernements essayent de réduire le nombre de morts sur les routes de l'hexagone. Pour cela, des lois et différents autres procédés ont été mis en place. On peut évoquer l'instauration des limitations de vitesses, l'avènement du permis à point, ou plus récemment, la mise en service des radars automatiques. Ces changements orchestrés par l’État depuis les années 1972-1973 ont largement prouvé leur efficacité. En effet, le nombre de décès dus aux accidents de la route a nettement diminué et est quasiment en baisse constante depuis les quarante dernières années. Il est passé de plus de 16000 morts par an en 1974 à moins de 4000 en 2012. [1]
Morts route 1972 2012

  → pdf : ESSENTIEL_2012  du gouvernement français

 
    Plus de 16 000 morts en 1972 et moins de 4 000 morts en 2012 c’est 12 000 victimes en moins en 40 ans.
 
    Selon les chiffres publiés par le gouvernement, il y a, malgré tout, des augmentations entre deux relevés de chiffres. Prenons, par exemple, le cas des mois de novembre 2013 à octobre 2014 : le nombre de personnes tuées s’est vu augmenter de 2%, ce qui équivaut à 66 personnes de plus. Certes l’évolution est élevée, cependant, si l’on compare ces chiffres à ceux de 1972, les progrès effectués sont notables pour un pays qui était considéré comme l’un des plus mauvais élèves il y a encore quelques dizaines d’années. [1]
 
 
 
Tableau 2013 2014
 
    En Europe, en 2011, le bilan fait par la Commission Européenne avait montré que le nombre de morts sur les routes avait seulement baissé de 2%, un chiffre qualifié de « décevant ». Malgré cela, les années 2012 et 2013 ont été plus encourageantes à ce niveau, le nombre de victime de la route a diminué de respectivement 9% et 8%. C’est au total près de 9000 vies sauvées depuis 2010. Aujourd’hui, la moyenne européenne est d’environ  52 tués par million d’habitants. Néanmoins, tous les pays de l’Union européenne ne sont pas au même niveau pour ce qui est de la sécurité routière. Parmi les pays que l’on qualifie de bons élèves, on retrouve le Royaume-Uni, la Suède ou encore le Danemark. Á l’inverse, la Roumanie et la Pologne font partie des mauvais élèves, la moyenne entre ces pays est presque triplée. L’Union Européenne encourage quand même ces pays à persévérer dans les efforts déjà mis en place. [2]

Les objectifs

    Ces chiffres, atteints par les différents états, sont satisfaisants, mais, l’objectif maximal est bien évidemment de ne plus avoir de morts ou même de blessés sur les routes. Avant d’y parvenir, le gouvernement français s’est fixé comme but de passer en dessous du chiffre significatif de 2000 morts par an à l’horizon de 2020. Qualifié « d’ambitieux », ce projet sera appuyé par l’objectif d’encore augmenter les actes de prévention des comportements dangereux (alcool, vitesse, stupéfiants) notamment auprès des jeunes conducteurs. L’augmentation du nombre de radars dits pédagogiques est aussi un des moyens mis en place pour faire réagir les conducteurs sur leur comportement dangereux.
 
    Quant à la Commission Européenne, l’objectif est de réduire de moitié le nombre de morts sur les routes d’ici à 2020. Ce qui équivaudrait à une trentaine de morts par million d’habitants de l’Union européenne. Pour atteindre cet objectif significatif, un vaste programme d’actions a été établi entre 2011 et 2012. Il s’articule en plusieurs grands points comme l’amélioration et l'installation de dispositifs relatifs à la sécurité des véhicules, l’amélioration de la sécurité pour les infrastructures routières, la promotion des technologies intelligentes, le renforcement de la formation pour les conducteurs et des contrôles routiers. Parmi les idées déjà ajoutées dans notre société, on peut noter l’avènement du nouveau permis commun à toute l’Europe pour lutter contre les fraudes et donc contre les conducteurs dangereux, ou encore l'emploi de nouveaux moyens pour traquer les délinquants de la route qui commettent des délits hors des frontières de leur pays. [2]
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