III- ... Malgré de nombreuses limites

1) Des contraintes économiques

    Un des principaux problèmes est le prix de ces véhicules, et pour cause, en plus de la voiture de base que tout le monde peut acheter (Toyota Prius), il faut ajouter le prix de l'équipement embarqué : le seul radar qui a une vue à 360° et qui est positionné sur le toit de la voiture vaut plus de 60 000€. Autant dire que ces voitures ne sont pas destinées à tout le monde. Le problème est là, si le prix ne baisse pas, il sera impossible de généraliser ce type de véhicules.
 
    Pour contrer ce problème, il est aussi possible que des systèmes tels que les «autolib», déjà présentes dans plusieurs grandes villes, se généralisent encore plus. Des sociétés pourraient proposer de faire venir des voitures chez vous pour qu’elles vous emmènent jusqu’où vous voudrez comme un taxi.  De ce fait, les foyers ne seront plus obligés de posséder leur propre voiture, mais pourront plutôt payer un abonnement qui leur permettra d'accéder à un véhicule quand ils le désireront. [17] [18] [19]

2) La législation à modifier

    D’un point de vue législatif, maintenant, en France, il est encore impossible qu’un véhicule évolue sur des voies publiques sans aucun chauffeur capable de prendre le contrôle de la machine. Les voitures contrôlées par des intelligences artificielles et sans volant ne peuvent donc pas se déplacer sur nos routes tant que les lois ne changent ne pas.

            Et en cas d’accident avec ce type de véhicule, qui serait responsable ? La personne assise à la place normalement attribuée au chauffeur ? Les constructeurs automobiles ? Cette question n’as pas encore tout à fait de réponse. Ce serait un vrai casse-tête pour les assureurs, surtout que le prix de ces véhicules se vaut pour l’instant plutôt élevé. [17] [18] [19]

 

3) Des infrastructures à protéger

    Les voitures deviendront aussi un ensemble d’ordinateurs et de diverses technologies. Et si les satellites auxquels elles sont reliées ont des problèmes, et si les centres de contrôle de ces véhicules en ont aussi, comment réagiront les voitures en fonctionnement ? On pourrait craindre des accidents en chaîne partout dans le monde, ce qui serait une véritable catastrophe mondiale. De la même manière, le FBI prend ces innovations comme des dangers potentiels, si un hacker arrivait à prendre le contrôle d’une de ces voitures par un moyen quelconque, étant donné qu’il n’y a pas besoin de chauffeur, ce hacker pourrait faire ce qu’il veut avec cette voiture et deviendrait une menace importante pour la sécurité de tous. Un récent rapport parle des risques d’attentats avec ce genre de voiture. [17] [18] [19]

 

4) Notre éthique boulversée

     Comme dit précédemment, avec ce type de voiture, plus de volant, plus de contrôle, on peut donc se poser une question : qui serait prêt à laisser sa voiture se diriger toute seule tout en étant à l’intérieur ? Les personnes peuvent avoir un manque de confiance en ce type de véhicule et cela risque de poser de sérieux problèmes à la mise sur le marché de voitures complètement autonomes. Aussi, un temps d'adaptation serait évidemment nécessaire pour les passagers de ce véhicule du futur.

    De plus, s’il n’y a plus de contrôle sur la voiture, on peut aussi en déduire que toutes les épreuves du permis de conduire ne seront plus nécessaires. Cette avancée changerait toute notre société ; les hommes seront encore plus assistés, voire même dépendants des machines. L'apprentissage du permis du code de la route et du permis de conduire qui sont des étapes importantes de notre vie seraient donc enlevées si le projet de la voiture autonome abouti. Il n’est pas certain que vous comme nous serions d’accord pour de tels changements de notre mode de vie dans les années à venir. [17] [18] [19]

 

5) Les cas des situations complexes

    Un autre problème se pose : admettons qu’un accident soit inévitable, que la voiture n’ait pas le temps de s’arrêter alors qu’un enfant traverse la route devant elle, qu’à sa gauche, une autre voiture circule normalement et qu’à sa droite un cycliste évolue sur une piste cyclable, quel choix vas faire l’intelligence artificielle ? Va-t-elle renverser l’enfant ou le cycliste ? Ou bien va-t-elle percuter l’autre voiture ? La situation la moins dangereuse serait évidemment de percuter la voiture car les passagers sont protégés par l’habitacle, mais une IA sera-t-elle capable d’en juger ainsi ? Cette question n’a pas de réponse mais reste un cas qui pourrait bien poser problème dans le futur. [17] [18] [19]